Des cartes postales «signées» L’Haÿ

Au début du XXe siècle, la roseraie de L’Haÿ connaît un essor considérable : le nombre de rosiers cultivés s’accroît notablement, Jules Gravereaux y construit de nouveaux aménagements – comme le Théâtre des Roses (en 1906) – et le Tout-Paris en fait un lieu incontournable de réceptions et de spectacles.

Roses de Malmaison - p08_wpLes articles dans les journaux et les livres – souvent signés Roseraie de L’Haÿ – contribuent à accroître la notoriété de celle-ci ; tout comme les cartes postales dont c’est alors l’âge d’or… Lorsque ces publications proviennent de Jules Gravereaux ou sont éditées sous sa responsabilité, elles portent une marque particulière et fort reconnaissable, le nom de la roseraie entouré d’une branche de rosier.

C’est ainsi que plusieurs cartes postales portant cette « griffe » s’avèrent particulièrement intéressantes. La série la plus courante comporte plus de 75 cartes postales qui ont été produites entre 1906 et 1910 – puisque le théâtre des roses y figure, mais pas le dôme – et elle donne une idée remarquable et fort complète de ce qu’était la roseraie à cette époque. On remarque en outre que Jules Gravereaux a voulu mettre l’emphase sur les nombreuses variétés de roses de la roseraie plus que sur les décors et les structures.

Imprimées et réimprimées à quelques reprises, on les trouve avec des présentations similaires, mais non identiques – le dos pouvant apparaître en français ou en version « multilingue » et certaines de celles-ci (toutes ?) ayant été imprimées ultérieurement en couleur.

Parmi les autres cartes « signées » de la Roseraie de L’Haÿ, certaines se distinguent par la qualité de l’impression. De couleur sépia, elles ont été produites par la maison Neurdein Frères (N.D. Phot.) vers 1910, en utilisant l’héliogravure. Comme ce procédé de fabrication est de haute qualité et n’a été utilisé que rarement à cette époque-là, les cartes sont beaucoup plus difficiles à trouver.

Il existe deux autres ensembles de cartes postales, de couleur grise, brune ou sépia, dont la particularité est de ne porter aucune inscription, autre que la marque «L’Haÿ », au revers, permettant de les localiser ; à côté de cet emblème, une indication précise le lieu de la roseraie qui y est présenté. Ces cartes n’étaient pas faites pour être envoyées par la poste : le dos n’est pas divisé et ne porte aucune séparation avec les espaces pour la correspondance et pour l’adresse. On peut donc présumer qu’elles étaient remises par Jules Gravereaux aux visiteurs de la roseraie, soient à l’unité, soit dans des pochettes. L’une de celles-ci porte d’ailleurs le titre de Souvenir de la Roseraie de L’Haÿ les Roses et elle a certainement été produite après mai 1914.

Un nouvel ensemble de cartes « courantes » a été imprimé après 1914 et le titre de celles-ci fait alors référence à L’Haÿ-les-Roses plutôt que L’Haÿ. Il ne s’agit pas d’une réimpression – les clichés sont différents – et l’on ne sait s’il s’agit véritablement d’une série.

 

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