Mode et mariages… Gravereaux

1926-07 Les Modes c0 - Titre_wpPendant près d’un demi-siècle, les Gravereaux ont été associés à la vie parisienne et au milieu de la mode. Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que plusieurs des mariages familiaux soient rapportés dans la presse spécialisée comme la revue Les Modes


1921-05 Les Modes p5 - Détail_wp

 

Mme Jean Ancelot
et ses demoiselles d’honneur

Mlle Gilberte Ancelot
Mlle Françoise Gravereaux
Mlle Suzanne Gravereaux
Mme Jean Ancelot
Mlle Nicole Gravereaux
Mlle Annette Gravereaux
Mlle Henriette Villeminot

Les Modes n° 204, mai 1921


1926-07 Les Modes p4 - Détail_wp

UN BEAU MARIAGE

Il aurait suffi, à un visiteur ignorant de la vie de Paris, de voir la foule se presser dans l’église Saint-Charles de Monceau, le 4 mai, pour comprendre qu’il s’agissait d’une grande personnalité parisienne. En effet, M. Roger Villeminot épousait Mlle Arlette Lemoine et beaucoup de Parisiens avisés savaient que la gracieuse et jeune mariée était, par sa mère, la petite-fille de M. Gaston Worth et la propre nièce de MM. Jean-Charles et Jacques Worth; on pensa donc, non sans raison, que le mariage serait un des plus élégants de la saison et l’assistance des amis, des parents et des curieux était si nombreuse que les vicaires avaient peine à protéger l’entrée du chœur où devait défiler le cortège. Celui-ci, organisé à la mode américaine, était des plus jolis. La mode américaine consiste à faire asseoir les parents et le marié à l’avance sur les chaises réservées et à ne faire défiler, derrière les Suisses, que la mariée au bras de son père, les pages qui la suivent et le cortège des nombreuses demoiselles d’honneur.

1926-07 Les Modes p5 - Détail_wpLa mariée était exquise dans sa robe drapée de satin blanc, ornée d’un très long manteau de cour sur lequel s’étendait le voile de tulle encadré de point à l’aiguille. La coiffure souleva des murmures d’enthousiasme sur son passage : c’était un béguin de perles fines qui pressait le front et la moitié de la tête et se terminait sous un diadème de fleurs d’oranger, avec une crête de tulle formée par le voil. Les trois petites filles qui marchaient derrière elle étient habillées, d’après un célèbre portrait de Reynolds, de longues robes de mousseline blanche, avec ceintures de satin vieux rose et bérets de velours du même ton. Les huit demoiselles d’honneur étaient identiquement habillées de Salambo d’argent, jupes plissées, petits sweaters avec col châle, cravate régate, grands bérets en velours bois de rose et gerbe de roses dans les bras. On remarqua qu’elles portaient des souliers à barrettes en tissu d’argent avec bouts en velours bois de rose, assortis exactement à leur toilette et on murmura le nom de Julienne, qui avait également fait pour Mme Lemoine et pour Mme Villeminot des souliers en tissu semblable à leurs toilettes. L’une était en crêpe satin bleu nattier avec béret de feutre de même nuance et renard bleu autour du cou, l’autre était en crêpe de Chine bois de rose avec reflets étoilés de lamé or, béret-toque en feutre assorti.

Dans le chœur avaient pris place les jeunes sœurs des mariés, habillées souplement de crêpe Georgette bleu, rose et mauve avec capeline d’Italie ornées d’un simple ruban de velours. On remarqua également une très belle robe de lamé blanc et or avec Loquet de Salambo d’or, orné à gauche d’une touffe d’aigrettes dans le ton. C’est une véritable bonne fortune pour ce journal que de pouvoir publier ici les portraits de la toute charmante jeune mariée et de sa gracieuse mère, Mme Jacques Lemoine, ainsi que le groupe des Demoiselles d’honneur.

MARQUISE DE NOY.
Les Modes n° 266, juillet 1926


1932-12 Les Modes p4 détail_wp

 

Citons encore le mariage de Mlle Gravereaux, fille de
M. et de Mme Julien Gravereaux, qui possèdent cette merveille florale qui se nomme la Roseraie de l’Hay, avec M. Jacques Fanet.

 

Les Modes n° 343,
décembre 1932

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