{"id":5628,"date":"2018-03-07T18:12:44","date_gmt":"2018-03-07T17:12:44","guid":{"rendered":"http:\/\/lesgravereaux.marret.co\/?page_id=5628"},"modified":"2018-03-07T18:12:44","modified_gmt":"2018-03-07T17:12:44","slug":"1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/","title":{"rendered":"1901 &#8211; Rapport sur la culture des roses dans la p\u00e9ninsule des Balkans"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"5625\" data-permalink=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/jg-1901-la-culture-des-roses-2011-04_087b_wp\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?fit=760%2C1181&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"760,1181\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;4.5&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Canon EOS DIGITAL REBEL XSi&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1300686186&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;28&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;400&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.016666666666667&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"JG &amp;#8211; 1901 La culture des roses (2011-04_087b)_wp\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?fit=193%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?fit=640%2C994&amp;ssl=1\" width=\"256\" height=\"398\" class=\"wp-image-5625 alignleft\" alt=\"\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?resize=256%2C398&#038;ssl=1\" data-wp-pid=\"5625\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?resize=659%2C1024&amp;ssl=1 659w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?resize=193%2C300&amp;ssl=1 193w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?resize=386%2C600&amp;ssl=1 386w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/JG-1901-La-culture-des-roses-2011-04_087b_wp.jpg?w=760&amp;ssl=1 760w\" sizes=\"auto, (max-width: 256px) 100vw, 256px\" \/><\/a><\/p>\n<p>MONSIEUR LE MINISTRE,<\/p>\n<p>Vous avez bien voulu nous confier une mission ayant pour objet l&rsquo;\u00e9tude des roses des Balkans. Avant d&rsquo;entrer dans le d\u00e9tail de nos observations et de nos travaux, nous croyons devoir en soumettre le r\u00e9sultat, en quelques mots, \u00e0 votre haute comp\u00e9tence. Nos \u00e9tudes ont port\u00e9 sur deux points principaux&nbsp;: 1\u00b0&nbsp;R\u00e9colte des plantes sauvages du genre <em>Rosa<\/em>; 2\u00b0&nbsp;\u00c9tude horticole et industrielle des roses \u00e0 parfum et production de l&rsquo;essence de roses en Bulgarie.<\/p>\n<p>Ce premier aper\u00e7u est suivi de notes d\u00e9taill\u00e9es sur chacune de ces questions.<\/p>\n<p>1\u00b0&nbsp;<em>R\u00e9colte de plantes sauvages du genre<\/em> Rosa. \u2014 Nous avons tout naturellement puis\u00e9 les premiers \u00e9l\u00e9ments de nos recherches dans les \u00e9tablissements scientifiques des principaux centres que nous avons travers\u00e9s. Nous avons pu juger, ainsi que nous le constatons plus loin, les efforts faits par les jardins botaniques \u00e9trangers pour faire conna\u00eetre et mettre en valeur les plantes du genre <em>Rosa<\/em>. L&rsquo;accueil qui nous a \u00e9t\u00e9 fait partout, par les directeurs, les professeurs et les savants, a \u00e9t\u00e9 des plus sympathiques et notre t\u00e2che s&rsquo;est trouv\u00e9e facilit\u00e9e par le bienveillant concours de tous.<\/p>\n<p>\u00c0 Munich, \u00e0 Vienne, \u00e0 Budapest, \u00e0 Belgrade, \u00e0 Sofia, \u00e0 Philippopoli, \u00e0 Constantinople, \u00e0 Brousse, etc., les collections de roses sauvages des jardins botaniques, des jardins du Gouvernement et des \u00e9coles d&rsquo;agriculture, d&rsquo;importances tr\u00e8s diverses, nous ont permis n\u00e9anmoins de rapporter environ 50&nbsp;vari\u00e9t\u00e9s d\u00e9crites qui .viendront accro\u00eetre la collection de la roseraie de l&rsquo;Ha\u00ff, riche d\u00e9j\u00e0 de 750&nbsp;esp\u00e8ces ou vari\u00e9t\u00e9s. Tous ces jardins poss\u00e8dent en outre beaucoup d&rsquo;esp\u00e8ces sauvages dont la d\u00e9termination n&rsquo;a jamais pu \u00eatre faite. Il nous a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9, par les directeurs, de faire cette identification et nous leur avons promis d&rsquo;entreprendre ce long travail.<\/p>\n<p>En \u00e9change des services rendus, nous avons mis \u00e0 la disposition de tous les jardins botaniques notre collection enti\u00e8re; aussi beaucoup recevront-ils bient\u00f4t un envoi de plantes comprenant les <em>esp\u00e8ces-types<\/em> bien caract\u00e9ris\u00e9es du genre <em>Rosa<\/em>.<\/p>\n<p>Nous avons tenu encore et surtout \u00e0 faire appr\u00e9cier dans ces contr\u00e9es l&rsquo;importance de la culture de la rose en France, ainsi que les merveilleux r\u00e9sultats obtenus par nos horticulteurs&nbsp;; nous avons donc fait un choix des plus belles vari\u00e9t\u00e9s des roses de France, que nous avons offert \u00e0 titre gracieux, et que l&rsquo;on pourra admirer dans les principales villes des contr\u00e9es que nous avons travers\u00e9es.<\/p>\n<p>De cette mani\u00e8re, muni de tous les renseignements concernant notre mission, il nous restait \u00e0 explorer les r\u00e9gions les plus fertiles en roses sauvages. Nous avons ainsi, dans nos excursions dans les montagnes, fait des r\u00e9coltes des plus int\u00e9ressantes. Les rosiers recueillis par nous, au nombre de 300 environ, et dont beaucoup sont peut-\u00eatre nouveaux pour la science, seront \u00e9tudi\u00e9s, compar\u00e9s, identifi\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Ha\u00ff. Mais nous ne pouvions explorer nous-m\u00eame \u00e0 fond tous ces pays, aussi nous sommes-nous assur\u00e9 le concours exp\u00e9riment\u00e9 de personnes de bonne volont\u00e9 pour compl\u00e9ter nos recherches. C&rsquo;est ainsi que, par la longue liste de professeurs et de savants que nous citerons plus loin, vous pourrez, Monsieur le Ministre , vous rendre compte de l&rsquo;effort que nous faisons pour arriver \u00e0 conna\u00eetre, au point de vue sp\u00e9cial du genre <em>Rosa<\/em>, la flore des pays d&rsquo;Orient, relativement peu explor\u00e9s.<\/p>\n<p>Les travaux de d\u00e9termination scientifique ont \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Ha\u00ff, et, gr\u00e2ce au concours \u00e9clair\u00e9 de nos plus grands savants rhodologues modernes, ils apporteront bient\u00f4t, nous l&rsquo;esp\u00e9rons, une clart\u00e9 nouvelle \u00e0 cette branche de la science.<\/p>\n<p>Nous sommes heureux, \u00e0 cette occasion, d&rsquo;adresser ici l&rsquo;expression de toute notre gratitude \u00e0 la savante et toujours d\u00e9vou\u00e9e collaboration de MM.&nbsp;Cr\u00e9pin, directeur du jardin botanique de Bruxelles, et Bois, assistant de la chaire de culture au Mus\u00e9um d&rsquo;histoire naturelle de Paris.<\/p>\n<p>2\u00b0&nbsp;<em>\u00c9tude horticole et industrielle de la rose \u00e0 parfum<\/em>. <em>Production de l&rsquo;essence de roses en Bulgarie<\/em>. \u2014 L&rsquo;\u00e9tude des roses sauvages de l&rsquo;Orient nous amenait forc\u00e9ment \u00e0 nous occuper de la culture de la rose \u00e0 parfum dans la Roum\u00e9lie orientale, dont Kazanlik est le principal centre commercial. Gr\u00e2ce au bienveillant appui que MM.&nbsp;Christo Christoff et Schippkoff, commissionnaires en essence de roses et banquiers \u00e0 Kazanlik, ont bien voulu nous donner, nous sommes en possession aujourd&rsquo;hui de tous les documents concernant cette industrie. Certains proc\u00e9d\u00e9s sp\u00e9ciaux de culture nous ont frapp\u00e9, qui sont inconnus en France et que nous voulons exp\u00e9rimenter. Nous r\u00e9sumons plus loin les caract\u00e8res principaux de l&rsquo;industrie de l&rsquo;essence de roses en Bulgarie, et nous nous sommes efforc\u00e9s de d\u00e9montrer les raisons de sa prosp\u00e9rit\u00e9 actuelle, ainsi que les motifs qui nous permettent d&rsquo;esp\u00e9rer le succ\u00e8s de cette industrie en France ou dans nos colonies. Mais il ne suffit pas de dire, il faut prouver; nous avons donc entrepris, \u00e0 l\u2019Ha\u00ff, tous les essais de la culture des roses et de la distillation de l&rsquo;essence, heureux si nous r\u00e9ussissons \u00e0 ouvrir \u00e0 la France une branche d&rsquo;industrie nouvelle, dont l&rsquo;\u00e9coulement commercial est d&rsquo;avance assur\u00e9. Ces essais sont faits par nous dans un but purement scientifique et nous serons heureux, Monsieur le Ministre, de vous en remettre les conclusions dans un m\u00e9moire sp\u00e9cial.<\/p>\n<p>Nous poss\u00e9dons d&rsquo;ailleurs des \u00e9l\u00e9ments tr\u00e8s complets qui nous permettront de faire toutes les exp\u00e9riences qu&rsquo;exige cette \u00e9tude, gr\u00e2ce aux collections de roses que nous avons pu r\u00e9unir \u00e0 l&rsquo;Ha\u00ff (Seine), dans la roseraie cr\u00e9\u00e9e par nous, il y a dix ans, dont je vous demanderai, Monsieur le Ministre, la permission de vous r\u00e9sumer, en quelques mots, l&rsquo;\u00e9tat actuel.<\/p>\n<p>La roseraie de l&rsquo;Ha\u00ff (Seine) ou le <em>Mus\u00e9um des roses<\/em>, comme l&rsquo;a mieux d\u00e9sign\u00e9e M.&nbsp;Viger, pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 nationale d&rsquo;horticulture de France, occupe une superficie d&rsquo;environ un hectare; elle comprend trois divisions distinctes&nbsp;:<\/p>\n<p>1\u00b0&nbsp;Collection botanique du genre <em>Rosa<\/em>;<br \/>\n2\u00b0&nbsp;Collection horticole (roses cultiv\u00e9es);<br \/>\n3\u00b0&nbsp;Jardin d&rsquo;essai.<\/p>\n<p>1\u00b0&nbsp;<em>Collection botanique du genre<\/em> Rosa. \u2014 Cette collection se compose de 750&nbsp;esp\u00e8ces, hybrides ou vari\u00e9t\u00e9s du genre <em>Rosa<\/em>, provenant des jardins botaniques du monde entier. Par cette r\u00e9union, de beaucoup la plus importante qui existe, nous avons voulu que nos \u00e9tudes de comparaison et de classification fussent faites sur des pieds vivants et non plus seulement sur des plantes s\u00e8ches d&rsquo;herbiers, \u00e9l\u00e9ments assur\u00e9ment imparfaits sur lesquels, le plus souvent, le botaniste a quelque difficult\u00e9 \u00e0 assurer l&rsquo;identit\u00e9 d&rsquo;une esp\u00e8ce. Bien des confusions seront ainsi \u00e9vit\u00e9es, bien des erreurs rectifi\u00e9es, et une place pr\u00e9cise pourra \u00eatre donn\u00e9e \u00e0 certaines formes jusqu&rsquo;ici difficiles \u00e0 classer.<\/p>\n<p>Nous avons pu nous procurer plusieurs herbiers de diverses provenances, formant un ensemble de plus de 6,000&nbsp;plantes s\u00e8ches, qui nous sont un pr\u00e9cieux moyen de contr\u00f4le pour nos rosiers, qui sont \u00e9galement s\u00e9ch\u00e9s et recueillis dans notre herbier.<\/p>\n<p>2\u00b0&nbsp;<em>Collection horticole<\/em>. \u2014 Pr\u00e8s de 5,000&nbsp;vari\u00e9t\u00e9s de roses cultiv\u00e9es, tant anciennes que modernes, produits de l&rsquo;horticulture de tous les pays du monde, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unies \u00e0 l&rsquo;Ha\u00ff. Nous avons compos\u00e9 cette grande collection dans le but d&rsquo;en faire une classification nouvelle, que nous ferons para\u00eetre au mois de mai prochain, et dans laquelle nous rapportons, autant que possible, les hybrides ou m\u00e9tis \u00e0 l&rsquo;esp\u00e8ce-type ou vari\u00e9t\u00e9 dont ils d\u00e9rivent, et avec lesquelles ils semblent avoir le plus d&rsquo;affinit\u00e9s.<\/p>\n<p>Nous voudrions aussi faire revivre certains produits injustement oubli\u00e9s et, d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, faire ressortir les vrais m\u00e9rites de chaque plante.<\/p>\n<p>Dans un jardin dessin\u00e9 par M.&nbsp;E.&nbsp;Andr\u00e9 sont dispos\u00e9es les plus belles vari\u00e9t\u00e9s de rosiers, group\u00e9es en massifs d&rsquo;apr\u00e8s leur couleur, et, selon leurs aptitudes, en forme de tonnelles, pergolas, arceaux, guirlandes, portiques, pyl\u00f4nes, etc.<\/p>\n<p>3\u00b0&nbsp;<em>Jardin d&rsquo;essai<\/em>. \u2014 Toutes les plantes que nous avons rapport\u00e9es de nos voyages ou que nos correspondants des diverses parties du monde ont recueillies pour nous dans leurs excursions botaniques ont une place sp\u00e9ciale dans notre roseraie avec tous nos rosiers \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 \u00e9galement que se trouvent les produits des hybridations faites \u00e0 l&rsquo;Ha\u00ff, ainsi que nos mat\u00e9riaux d&rsquo;\u00e9tude de toutes sortes.<\/p>\n<p>Notre laboratoire comprend une biblioth\u00e8que de roses de 200&nbsp;volumes, ainsi que toutes les publications fran\u00e7aises et \u00e9trang\u00e8res s&rsquo;occupant de la rose. Nous y avons joint une collection de graines pour l&rsquo;\u00e9tude et aussi pour la propagation des \u00e9tudes int\u00e9ressantes; un herbier et un laboratoire o\u00f9 sont faites nos \u00e9tudes botaniques et nos analyses chimiques.<\/p>\n<p>Ainsi que vous pouvez en juger, Monsieur le Ministre, par ce rapide examen, le but poursuivi par nous en cr\u00e9ant la roseraie de l\u2019Ha\u00ff a \u00e9t\u00e9 celui d&rsquo;un amateur passionn\u00e9ment d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la reine des fleurs.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><a name=\"_Toc508139721\"><\/a><strong>N<span style=\"font-size: 14pt;\">otes sur les roses sauvages de l\u2019Orient<\/span><\/strong><\/h2>\n<ul>\n<li>.&nbsp;1. \u2014 <em>Visite aux jardins botaniques de Munich, Vienne, Budapest<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Max Kolb, le distingu\u00e9 professeur du Jardin botanique de Munich, poss\u00e8de une collection du genre <em>Rosa<\/em>, trop peu nombreuse \u00e0 son gr\u00e9; il a bien voulu nous donner quelques vari\u00e9t\u00e9s int\u00e9ressantes&nbsp;: <em>R.&nbsp;agrestis<\/em> var. <em>pubescens<\/em>, <em>R.&nbsp;Jundzilli<\/em> var. <em>trachylla<\/em>, <em>R.&nbsp;graveolens<\/em> var. <em>inodora<\/em>, <em>R.&nbsp;caryophyllacea<\/em> var. <em>Francona<\/em>. Son concours, qui a toujours \u00e9t\u00e9 si bienveillant, nous a plus que jamais \u00e9t\u00e9 assur\u00e9 pour les nombreuses recherches que nous aurons \u00e0 faire bient\u00f4t.<\/p>\n<p>La collection de roses botaniques du jardin de l&rsquo;Universit\u00e9 de Vienne comprend de fort beaux exemplaires, une centaine environ, dispos\u00e9s avec une intelligence parfaite sur une vaste pelouse. Nous avons remarqu\u00e9 quelques beaux rosiers, types originaux, tels que le <em>R.&nbsp;Gutensteinensis<\/em> de Jacquin, le <em>R.&nbsp;Dalmatica<\/em> de Kerner, ainsi qu&rsquo;une merveilleuse touffe de <em>R.&nbsp;Nastarana<\/em> de Christ, provenant de Perse. Le professeur Dr Rich Ritter Wettstein, directeur du jardin, a mis tr\u00e8s aimablement \u00e0 notre disposition environ quinze vari\u00e9t\u00e9s manquant \u00e0 notre collection.<\/p>\n<p>\u00c0 Budapest, M.&nbsp;Magocsy Dietz Sandor, directeur du jardin botanique, a pu nous donner quelques renseignements sur les roses de la flore hongroise; il nous a demand\u00e9 de faire l&rsquo;identification d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;esp\u00e8ces non d\u00e9termin\u00e9es qui nous ont paru tr\u00e8s curieuses. Nous avons \u00e9galement rapport\u00e9 des greffons du <em>R.&nbsp;pseudomicans<\/em> et du <em>R.&nbsp;Pugeti, flexuosa<\/em>. Nous avons eu encore la bonne fortune de rencontrer le distingu\u00e9 professeur Borbas, pour qui la science des roses a peu de secrets, et qui a bien voulu nous confier des documents des plus pr\u00e9cieux pour la mission dont nous \u00e9tions investi. Nous avons d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u, depuis notre retour, plusieurs envois de plantes recueillies par lui dans les montagnes.<\/p>\n<ul>\n<li>.&nbsp;2. \u2014 <em>Belgrade : roses de la flore serbe<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Jardin <em>Jevremovac<\/em>, dont M.&nbsp;Oscar Bierbach, avec une bonne gr\u00e2ce parfaite, a bien voulu nous faire les honneurs, date d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. Mais, gr\u00e2ce aux efforts de son directeur, il poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 la plus grande collection des plantes de l&rsquo;Orient de tous les jardins botaniques. Les <em>Rosa<\/em> y sont peu nombreux encore, mais comprennent des esp\u00e8ces fort int\u00e9ressantes. Nous avons eu le plaisir de voir en d&rsquo;excellentes conditions la collection des 250&nbsp;plus belles vari\u00e9t\u00e9s de roses de France que nous avions adress\u00e9e cet hiver au <em>Jevremorac<\/em>.<\/p>\n<p>Les roses sauvages de la flore serbe actuellement connues sont au nombre de 37 environ; nous avons pu rapporter cette collection compl\u00e8te. Mais les montagnes de Serbie sont tr\u00e8s riches en rosiers, ainsi que nous avons pu le constater dans nos herborisations. Un grand nombre de greffons ont \u00e9t\u00e9 pris par nous, qui ont paru m\u00e9riter toute notre attention. Cette s\u00e9rie sera bient\u00f4t augment\u00e9e par les envois que M.&nbsp;O. Bierbach nous fera au fur et \u00e0 mesure de ses excursions botaniques en Serbie, en Mac\u00e9doine et en Albanie.<\/p>\n<ul>\n<li>.&nbsp;3. \u2014 <em>Roses de la flore bulgare<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>En arrivant \u00e0 Sofia, nous avons eu le plaisir d&rsquo;apprendre que S.&nbsp;A.&nbsp;R. le prince Ferdinand de Bulgarie, absent, ayant connu notre d\u00e9sir d&rsquo;aller en Roum\u00e9lie orientale, nous faisait l&rsquo;honneur de nous faire accompagner par M.&nbsp;Lochot, directeur de ses jardins. Cette marque d&rsquo;estime nous a particuli\u00e8rement flatt\u00e9, et nous nous faisons un devoir d&rsquo;en adresser nos respectueux remerciements \u00e0 Son Altesse Royale.<\/p>\n<p>Nous avons encore rencontr\u00e9 \u00e0 Sofia de nombreuses preuves de sympathie. M.&nbsp;Dobref, vice-recteur de l&rsquo;Acad\u00e9mie, a eu l&rsquo;obligeance de nous mettre en rapport avec de jeunes et distingu\u00e9s professeurs dont le savant concours a \u00e9t\u00e9 d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat pr\u00e9cieux pour nos recherches.<\/p>\n<p>Les roses de la flore bulgare sont d&rsquo;ailleurs encore peu connues, et l&rsquo;\u00e9tude en est \u00e0 faire. Aussi nos r\u00e9coltes dans ces r\u00e9gions ont-elles \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement fructueuses, au mont Rilo, dans les Rhodopes, \u00e0 Stanimaka et dans toute la contr\u00e9e des Balkans, d&rsquo;o\u00f9 nous avons rapport\u00e9 environ 60&nbsp;\u00e9chantillons. De nombreux correspondants, dont nous nous sommes assur\u00e9 le concours assidu, nous adresseront les greffons ou les graines qu&rsquo;ils auront recueillis de tous c\u00f4t\u00e9s, et nous serons bient\u00f4t les premiers \u00e0 conna\u00eetre la richesse botanique de cette r\u00e9gion, si fertile en plantes sauvages du genre Rosa.<\/p>\n<ul>\n<li>.&nbsp;4. \u2014 <em>Constantinople, Brousse<\/em>.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous devons adresser ici l&rsquo;hommage de notre gratitude \u00e0 S.&nbsp;E. l&rsquo;Ambassadeur de France \u00e0 Constantinople, pour l&rsquo;accueil si particuli\u00e8rement bienveillant dont il nous a honor\u00e9.<\/p>\n<p>Nous avons d&rsquo;ailleurs peu de choses \u00e0 dire des collections botaniques de la Turquie d&rsquo;Europe, car elles existent peu ou point, aucun effort n&rsquo;ayant jamais \u00e9t\u00e9 fait pour r\u00e9unir les diff\u00e9rentes esp\u00e8ces du genre <em>Rosa<\/em>, croissant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat spontan\u00e9 dans cette contr\u00e9e, o\u00f9 existent pourtant un si grand nombre de roses de toutes sortes. Les plantes que nous en avons rapport\u00e9es, jointes \u00e0 celles que nous recevrons de Turquie d&rsquo;Asie, formeront un ensemble dont l&rsquo;\u00e9tude sera du plus haut int\u00e9r\u00eat.<\/p>\n<p>\u00c0 Brousse, nous avons pu, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;obligeance de M.&nbsp;Cavalassy, directeur de l&rsquo;\u00c9cole d&rsquo;arboriculture, constater les r\u00e9sultats tr\u00e8s satisfaisants des essais faits pour implanter en Anatolie la culture de la rose \u00e0 parfum. Nous avons vu que de nouvelles plantations de rosiers sont faites, et nous ne serions pas \u00e9tonn\u00e9 de voir cette contr\u00e9e devenir un jour un concurrent s\u00e9rieux de la Bulgarie.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"5631\" data-permalink=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?fit=850%2C886&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"850,886\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;5.6&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Canon EOS DIGITAL REBEL XSi&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1300686341&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;25&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;400&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.0125&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Rapport p5-6 (2011-04_102-103a)_wp\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?fit=288%2C300&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?fit=640%2C667&amp;ssl=1\" width=\"640\" height=\"667\" class=\"alignnone size-full wp-image-5631\" alt=\"\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?resize=640%2C667&#038;ssl=1\" data-wp-pid=\"5631\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?w=850&amp;ssl=1 850w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?resize=288%2C300&amp;ssl=1 288w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?resize=768%2C801&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?resize=800%2C834&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p5-6-2011-04_102-103a_wp.jpg?resize=576%2C600&amp;ssl=1 576w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><a name=\"_Toc508139722\"><\/a><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Notes sur la culture des roses \u00e0 parfum<br \/>\net la fabrication d&rsquo;essence de roses en Bulgarie.<\/span><\/strong><\/h2>\n<p>La consommation de l&rsquo;essence de roses en France ne fait qu\u2019augmenter chaque ann\u00e9e. Discr\u00e9dit\u00e9e comme parfum isol\u00e9, l&rsquo;essence de roses joue un r\u00f4le consid\u00e9rable dans l&rsquo;industrie du parfumeur pour la pr\u00e9paration des parfums, car elle partage avec le musc la singuli\u00e8re propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;exalter et surtout de fixer les autres parfums.<\/p>\n<p>Le tableau ci-dessous montrera l&rsquo;importance de la consommation de cette essence en France, compar\u00e9e \u00e0 celle des autres pays.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"5632\" data-permalink=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/rapport-p6-2011-04_105a_wp\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?fit=1181%2C822&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1181,822\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;5.6&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;Canon EOS DIGITAL REBEL XSi&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1300686365&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;36&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;400&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.016666666666667&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Rapport p6 (2011-04_105a)_wp\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?fit=300%2C209&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?fit=640%2C446&amp;ssl=1\" width=\"640\" height=\"446\" class=\"alignnone size-large wp-image-5632\" alt=\"\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?resize=640%2C446&#038;ssl=1\" data-wp-pid=\"5632\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?resize=1024%2C713&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?resize=300%2C209&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?resize=768%2C535&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?resize=800%2C557&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?resize=600%2C418&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Rapport-p6-2011-04_105a_wp.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/p>\n<p>C&rsquo;est la Bulgarie qui fournit \u00e0 nos parfumeurs \u00e0 peu pr\u00e8s toute l&rsquo;essence de roses dont ils ont besoin. Elle en importe chez nous, malgr\u00e9 le droit de 50&nbsp;francs par kilogramme qui frappe ce produit \u00e0 la douane fran\u00e7aise, des quantit\u00e9s toujours croissantes. La production de la province de Roum\u00e9lie orientale a atteint en 1900 le chiffre de 2,500&nbsp;kilogrammes, dont la valeur varie de 800 \u00e0 1,000&nbsp;francs le kilogramme.<\/p>\n<p>Grasse fabrique bien un peu d&rsquo;essence de roses, mais celle-ci, de qualit\u00e9 d&rsquo;ailleurs tr\u00e8s sup\u00e9rieure \u00e0 celle de Bulgarie, est d&rsquo;un prix si \u00e9lev\u00e9 qu&rsquo;elle ne peut \u00eatre utilis\u00e9e pratiquement par l&rsquo;industrie de la parfumerie. La raison est qu&rsquo;en Provence les roses sont distill\u00e9es dans le but de produire de l&rsquo;eau de roses, et l&rsquo;essence, recueillie en tr\u00e8s petite quantit\u00e9, n&rsquo;est plus en quelque sorte qu&rsquo;un r\u00e9sidu de fabrication.<\/p>\n<p>Le bon march\u00e9 de la terre \u00e0 culture et de la main-d&rsquo;\u0153uvre en Bulgarie paraissent au premier abord des \u00e9l\u00e9ments de succ\u00e8s propres \u00e0 d\u00e9courager tout effort pour implanter cette industrie en France ou dans nos colonies. Mais le rapide examen que nous allons faire de la culture de la rose \u00e0 parfum dans la r\u00e9gion de Kazanlik montrera que si certains proc\u00e9d\u00e9s m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre retenus, il reste en revanche bien des progr\u00e8s \u00e0 r\u00e9aliser dans cette branche d&rsquo;industrie. En outre, la falsification de l&rsquo;essence bulgare, qui a \u00e9t\u00e9 si souvent un objet de scandale, est une des principales raisons de son bas prix; ces abus ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s et ont mis en d\u00e9fiance nos acheteurs fran\u00e7ais, d\u00e9sireux de voir finir cet \u00e9tat de choses si pr\u00e9judiciable \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats. Il est donc temps d&rsquo;introduire en France ou dans nos colonies une industrie qui, gr\u00e2ce \u00e0 une intelligente administration et aux moyens perfectionn\u00e9s de notre agriculture et de noire industrie, donnera bient\u00f4t les r\u00e9sultats les plus favorables&nbsp;: l&rsquo;Alg\u00e9rie et la Tunisie, par exemple, se pr\u00eateraient \u00e0 merveille \u00e0 la culture des roses. Devrons-nous ajouter, pour stimuler le z\u00e8le de nos compatriotes, que l&rsquo;Allemagne fait de nombreux essais dans ce but? Nous savons \u00e9galement que la Russie fait des plantations de rosiers, sous le haut patronage du tzar, dans le Caucase, en Kachetie. \u00c0 Brousse, en Anatolie, nous avons pu constater que des champs se couvraient de roses. N&rsquo;est-ce pas une raison pour nous h\u00e2ter dans nos exp\u00e9riences et ne pas nous laisser devancer dans une industrie touchant la fleur dont la France est le v\u00e9ritable berceau?<\/p>\n<p>Mais pour entreprendre sagement cette culture, il faudrait \u00e9lucider certaines questions, faire de nombreux essais, et c&rsquo;est l\u00e0 pr\u00e9cis\u00e9ment le travail que nous nous sommes impos\u00e9. Une publication que nous ferons para\u00eetre ult\u00e9rieurement en donnera bient\u00f4t le r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>Et d&rsquo;abord, quelle est l&rsquo;esp\u00e8ce de rosier dont les principes odorants donnent les rendements les plus productifs en huile essentielle? Toutes les roses n&rsquo;exhalent pas la m\u00eame odeur&nbsp;: celle-ci varie avec les esp\u00e8ces et beaucoup de roses n&rsquo;en d\u00e9gagent aucune. Certaines ont des odeurs de fruit, comme le <em>R.&nbsp;bracteata<\/em>; de muguet, comme le <em>R.&nbsp;Ripartii<\/em>; de r\u00e9s\u00e9da, comme le <em>R.&nbsp;canina<\/em>; de violette, comme le <em>Banksiae<\/em>; de punaises, comme le <em>R.&nbsp;lutea<\/em>, etc. Un certain nombre seulement poss\u00e8dent le parfum que l&rsquo;on a d\u00e9nomm\u00e9 odeur de rose, comme le <em>R.&nbsp;centifolia<\/em>, le <em>R.&nbsp;gallica<\/em>, le <em>R.&nbsp;damascena<\/em>, les <em>roses hybrides de mousseux<\/em>, les <em>th\u00e9s<\/em> de genre Mar\u00e9chal Niel, les <em>hybrides remontants<\/em> du type G\u00e9n\u00e9ral Jacqueminot, etc.<\/p>\n<p>En Bulgarie, la rose cultiv\u00e9e est le <em>Rosa damascena<\/em>, Mill; en Provence, c&rsquo;est le <em>R.&nbsp;centifolia<\/em>; en Allemagne, les premi\u00e8res plantations ont \u00e9t\u00e9 faites en <em>R.&nbsp;centifolia<\/em>, mais le <em>R.&nbsp;damascena<\/em>, qui l&rsquo;a presque partout remplac\u00e9, parait donner de meilleurs r\u00e9sultats. Il existe bien d&rsquo;autres roses tr\u00e8s odorif\u00e9rantes, plus doubles et remontantes, pouvant par cons\u00e9quent fournir un rendement plus grand, sur lesquelles un essai n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 pratiqu\u00e9. C&rsquo;est sur celles-l\u00e0 en particulier que nous ferons porter nos travaux.<\/p>\n<p>Il faut aussi conna\u00eetre les conditions climat\u00e9riques et les conditions du sol les plus favorables. Ici nous devons reconna\u00eetre que la situation de la r\u00e9gion productrice de l&rsquo;essence de roses en Bulgarie se pr\u00eate \u00e0 merveille \u00e0 la culture du rosier. Le territoire du Pays des Roses comprend les deux vall\u00e9es de la Toundja et de la Strema, deux affluents de la Maritza, qui, dirig\u00e9es de l&rsquo;Ouest \u00e0 l&rsquo;Est, sont comprises entre la cha\u00eene des Grands-Balkans, au Nord, et la ligne parall\u00e8le de leur contrefort, la Srednagora, au Sud. Cent-cinquante villages couvrent les pentes qui bordent ces vall\u00e9es. Les deux centres principaux sont Karlovo et Kazanlik. La r\u00e9gion de Kazanlik est situ\u00e9e \u00e0 400&nbsp;m\u00e8tres d&rsquo;altitude environ au-dessus du niveau de la mer. Le climat y est temp\u00e9r\u00e9, mais les brusques variations de temp\u00e9rature y sont fr\u00e9quentes. Les limites ordinaires des oscillations thermom\u00e9triques sont +40\u00b0 en \u00e9t\u00e9, -2\u00b0 en hiver, temp\u00e9rature sensiblement plus froide qu&rsquo;\u00e0 Nice ou \u00e0 Grasse. Le terrain y est sablonneux et laisse ais\u00e9ment filtrer l&rsquo;eau, condition absolument indispensable. Si en effet le sol, \u00e0 une faible profondeur, \u00e9tait form\u00e9 d&rsquo;argile, les eaux y s\u00e9journeraient et la gel\u00e9e ou les champignons parasites s&rsquo;attaqueraient aux racines. C&rsquo;est pour cette raison que les plantations sont g\u00e9n\u00e9ralement faites sur des terrains en pente. Les terres \u00e0 vigne sont donc particuli\u00e8rement favorables \u00e0 la culture du rosier, pour lequel il faut une terre l\u00e9g\u00e8re et une exposition au Midi, \u00e0 l&rsquo;abri des vents du Nord. Mais ce qui fait la situation privil\u00e9gi\u00e9e de Kazanlik, c&rsquo;est la pr\u00e9sence de l&rsquo;eau en grande quantit\u00e9 sous formes de nombreuses sources, d&rsquo;une grande puret\u00e9.<\/p>\n<p>L&rsquo;abondance de l&rsquo;eau est, en effet, une condition primordiale pour la distillation des p\u00e9tales de roses qui doit \u00eatre faite aussit\u00f4t apr\u00e8s la r\u00e9colte; on a m\u00eame \u00e9t\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 dire que la qualit\u00e9 de l&rsquo;eau avait quelque influence sur l&rsquo;essence distill\u00e9e. Quoi qu&rsquo;il en soit, nous ne saurions trop insister sur ce point qui nous para\u00eet la principale cause de la prosp\u00e9rit\u00e9 de Kazanlik.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas la culture, telle qu&rsquo;elle est pratiqu\u00e9e en Bulgarie, qui pourrait servir de mod\u00e8le \u00e0 nos horticulteurs. Un seul mode de plantation, proc\u00e9d\u00e9 propre de la r\u00e9gion, nous a paru m\u00e9riter notre attention; c&rsquo;est une sorte de bouturage rapide. Dans de larges foss\u00e9s de 0&nbsp;m&nbsp;40 de long, sur autant de profondeur, des branches enti\u00e8res, provenant de vieux rosiers, sont couch\u00e9es horizontalement. Ces rameaux, longs environ de 1&nbsp;m\u00e8tre, sont plac\u00e9s c\u00f4te-\u00e0-c\u00f4te, par quatre ou cinq de front, et forment dans le foss\u00e9 une ligne continue. La terre retir\u00e9e du foss\u00e9 est relev\u00e9e en talus sur les bords, une partie seulement est rabattue sur ces branches et tass\u00e9e tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement. Les nombreuses pousses qui sortent de tous c\u00f4t\u00e9s forment des buissons tr\u00e8s garnis. Ainsi, on ne s\u00e8me pas, on ne plante pas de rosiers. Peut-\u00eatre y a-t-il l\u00e0 le secret de l&rsquo;\u00e9norme production de fleurs et aussi de l&rsquo;intensit\u00e9 particuli\u00e8re de leur parfum. Nous exp\u00e9rimentons ce proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019Ha\u00ff et reviendrons plus tard sur ce sujet. Quant aux travaux de la ferre, au nettoyage, au sarclage et autres op\u00e9rations de culture, ils sont faits d&rsquo;une mani\u00e8re rudimentaire et nul doute que de meilleurs r\u00e9sultats seraient obtenus par des soins plus raisonn\u00e9s, plus perfectionn\u00e9s et, par l\u00e0, plus \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>Pour ce qui est de la distillation, les moyens employ\u00e9s en Bulgarie sont tout \u00e0 fait primitifs. On sait que les p\u00e9tales de roses, sous peine de perdre une partie de leur parfum, doivent \u00eatre distill\u00e9s au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;ils sont cueillis. De l\u00e0 un encombrement des plus pr\u00e9judiciables \u00e0 la distillation, lorsque les rosiers, au lieu de fleurir peu \u00e0 peu, donnent toutes leurs fleurs dans un temps tr\u00e8s restreint. Aucune organisation d&rsquo;usine, en Bulgarie, ne peut parer, en partie du moins, \u00e0 cet inconv\u00e9nient, et il s&rsquo;ensuit qu&rsquo;une ann\u00e9e, dont la r\u00e9colte s&rsquo;annonce tr\u00e8s belle, devient moins bonne qu&rsquo;une ann\u00e9e de r\u00e9colte moyenne si, par suite d&rsquo;un \u00e9t\u00e9 chaud, la floraison se trouve pr\u00e9cipit\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;installation des distilleries mod\u00e8les consiste en de simples hangars, abritant une rang\u00e9e d&rsquo;alambics; quelques planches le long des murs pour recevoir les flacons d&rsquo;eau de roses et d&rsquo;essences. Le plus souvent, les paysans distillent eux-m\u00eames leur r\u00e9colte et installent un ou deux alambics sous de mis\u00e9rables hangars, qu&rsquo;ils construisent eux-m\u00eames avec des perches, et qu&rsquo;ils recouvrent de chaume, ou bien louent un emplacement sous des abris servant habituellement aux bestiaux. Ces installations sont faites \u00e0 proximit\u00e9 des cours d&rsquo;eau, afin d&rsquo;avoir \u00e0 volont\u00e9 l&rsquo;eau indispensable \u00e0 la distillation. L&rsquo;appareil \u00e0 distiller est un alambic de forme toute particuli\u00e8re, fabriqu\u00e9 \u00e0 Kazanlik m\u00eame, et dont nous donnerons la description dans une publication ult\u00e9rieure. Il est plac\u00e9 sur un fourneau des plus simples en briques ou en pierres, ouvert d&rsquo;un seul c\u00f4t\u00e9 pour l&rsquo;introduction du combustible, le bois. En apparence, rien de plus simple que l&rsquo;alambic bulgare; nous en avons rapport\u00e9 un mod\u00e8le, que nous avons pu nous procurer, gr\u00e2ce \u00e0, l&rsquo;obligeance de M.&nbsp;Christoff. L\u00e0 aussi une comparaison s&rsquo;impose avec nos appareils perfectionn\u00e9s de distillation et nul doute que la conclusion ne soit en faveur de ces derniers. N\u00e9anmoins, nous en ferons l&rsquo;exp\u00e9rience et peut-\u00eatre y aura-t-il quelque chose \u00e0 retenir de ce vieux proc\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, ce rapide examen nous montre qu&rsquo;aucun effort n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 tent\u00e9 en Bulgarie pour faire sortir cette industrie de sa routine. Aucun essai raisonn\u00e9, perfectionn\u00e9 de culture, aucune \u00e9tude botanique, aucune tentative d&rsquo;organisation industrielle n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 faits depuis que cette industrie est n\u00e9e. De plus, le paysan fabricant lui-m\u00eame isol\u00e9ment ses produits, il est impossible au commer\u00e7ant importateur d&rsquo;en surveiller la fabrication; il ne peut donc jamais \u00eatre assur\u00e9 de la puret\u00e9 des essences qu&rsquo;il vend, les moyens de constater la fraude \u00e9tant encore tr\u00e8s imparfaits. Or si l&rsquo;on consid\u00e8re que le paysan doit payer sur sa r\u00e9colte un imp\u00f4t tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, que sa r\u00e9colte est vendue \u00e0 l&rsquo;avance, que l&rsquo;argent lui est pr\u00eat\u00e9 \u00e0 un taux qui varie de 15% \u00e0 25%, on s&rsquo;\u00e9tonnera moins que le parfumeur fran\u00e7ais n&rsquo;ait jamais \u00e0 sa disposition que de l&rsquo;essence plus ou moins frelat\u00e9e. Ce r\u00e9gime, d&rsquo;ailleurs, n&rsquo;est pas pr\u00e8s de cesser, malgr\u00e9 les tentatives faites par le Gouvernement bulgare. Il faut ajouter que le commer\u00e7ant qui, soucieux de vendre des produits non sophistiqu\u00e9s, voudrait, en introduisant des machines agricoles, en installant une usine et des appareils nouveaux, fabriquer son essence lui-m\u00eame, ne trouverait de la part des paysans que m\u00e9fiance et malveillance et qu&rsquo;il se verrait, bient\u00f4t dans l&rsquo;obligation, sous peine de ruine certaine, de renoncer \u00e0 imposer tout progr\u00e8s dans ces contr\u00e9es d&rsquo;esprit arri\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Ces constatations nous donnent enti\u00e8re confiance dans le r\u00e9sultat des exp\u00e9riences que nous avons entrepris de faire. Avec l&rsquo;aide d&rsquo;un chimiste qui nous secondera dans tous nos essais, des op\u00e9rations de distillerie seront faites avec la plantation d&rsquo;un hectare plant\u00e9 en rosiers de Kazanlik.<\/p>\n<p>Nous reviendrons bient\u00f4t sur ce sujet, dans un travail ult\u00e9rieur, relatant les r\u00e9sultats de nos exp\u00e9riences.<\/p>\n<p>Nous avons seulement cherch\u00e9 \u00e0 prouver aujourd&rsquo;hui que le moment est venu pour la France de s&rsquo;assurer elle-m\u00eame la fabrication d&rsquo;un produit dont elle fait la plus grande consommation dans le monde. Nous donnerons donc, pour notre part, tous nos efforts pour arriver \u00e0 fournir \u00e0 tous ceux qui voudraient entreprendre cette culture industrielle les moyens que nous aurons reconnus nous-m\u00eames comme \u00e9tant les plus parfaits. L\u00e0 s&rsquo;arr\u00eate le but propos\u00e9 par nous, et notre satisfaction sera pleine et enti\u00e8re si nous avons r\u00e9ussi \u00e0 doter la France d&rsquo;une industrie prosp\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">_____________________________<br \/>\nImprimerie Nationale \u2013 Juillet 1901.<\/p>\n<p>&#8211; Ce rapport a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un <a href=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses\/\">commentaire dans la revue Lyon-Horticole<\/a> (n\u00b018, 1901)<\/p>\n<h2><strong><span style=\"font-size: 14pt;\">Photos ramen\u00e9es par Jules Gravereaux de son voyage en Bulgarie<\/span><\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"5624\" data-permalink=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/fabrique-de-parfum-en-bulgarie-47j_833_wp\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?fit=1181%2C898&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1181,898\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Fabrique de parfum en Bulgarie (47J_833)_wp\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?fit=300%2C228&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?fit=640%2C487&amp;ssl=1\" width=\"501\" height=\"381\" class=\"alignnone wp-image-5624\" alt=\"\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?resize=501%2C381&#038;ssl=1\" data-wp-pid=\"5624\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?resize=1024%2C779&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?resize=300%2C228&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?resize=768%2C584&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?resize=800%2C608&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?resize=600%2C456&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_833_wp.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Fabrique de parfum en Bulgarie<\/strong>&nbsp;<br \/>\n<em><span style=\"font-size: 10pt;\">(Source : 47J832 et 47J833. Fonds de la Roseraie. Archives d\u00e9partementales du Val-de-Marne.)<\/span><\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"5623\" data-permalink=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/fabrique-de-parfum-en-bulgarie-47j_832_wp\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?fit=1181%2C887&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1181,887\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Fabrique de parfum en Bulgarie (47J_832)_wp\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?fit=300%2C225&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?fit=640%2C481&amp;ssl=1\" width=\"502\" height=\"377\" class=\"wp-image-5623 aligncenter\" alt=\"\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?resize=502%2C377&#038;ssl=1\" data-wp-pid=\"5623\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?resize=1024%2C769&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?resize=800%2C601&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?resize=600%2C451&amp;ssl=1 600w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/Fabrique-de-parfum-en-Bulgarie-47J_832_wp.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 502px) 100vw, 502px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MONSIEUR LE MINISTRE, Vous avez bien voulu nous confier une mission ayant pour objet l&rsquo;\u00e9tude des roses des Balkans. Avant d&rsquo;entrer dans le d\u00e9tail de nos observations et de nos travaux, nous croyons devoir en soumettre le r\u00e9sultat, en quelques &hellip; <a href=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1798,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-5628","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P7ERyi-1sM","jetpack-related-posts":[{"id":1968,"url":"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/jules-gravereaux\/jules-gravereaux-ses-ecrits\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses-dans-la-peninsule-des-balkans\/1901-rapport-sur-la-culture-des-roses\/","url_meta":{"origin":5628,"position":0},"title":"1901 &#8211; La culture des roses dans les Balkans (commentaire)","author":"marretgravereaux","date":"25 avril 2016","format":false,"excerpt":"GRAVEREAUX, Jules. 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