{"id":3677,"date":"2016-06-17T03:26:57","date_gmt":"2016-06-17T02:26:57","guid":{"rendered":"http:\/\/lesgravereaux.marret.co\/?page_id=3677"},"modified":"2016-06-17T22:05:34","modified_gmt":"2016-06-17T21:05:34","slug":"achille-cesbron-lart-et-les-fleurs","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/571-2\/15-juin-1911-lacademie-des-arts-de-la-fleur\/achille-cesbron-lart-et-les-fleurs\/","title":{"rendered":"Achille Cesbron &#8211; L&rsquo;Art et les fleurs"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?ssl=1\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"3676\" data-permalink=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/571-2\/15-juin-1911-lacademie-des-arts-de-la-fleur\/achille-cesbron-lart-et-les-fleurs\/1909-1911-journal-des-roses-pdf\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?fit=886%2C726&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"886,726\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;Jean-Luc&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;1909-1911 Journal des roses.pdf&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"1909-1911 Journal des roses.pdf\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?fit=300%2C246&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?fit=640%2C524&amp;ssl=1\" class=\"wp-image-3676 alignright\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?resize=300%2C246&#038;ssl=1\" alt=\"1909-1911 Journal des roses.pdf\" width=\"300\" height=\"246\" data-wp-pid=\"3676\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?w=886&amp;ssl=1 886w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?resize=300%2C246&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?resize=768%2C629&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?resize=800%2C656&amp;ssl=1 800w, https:\/\/i0.wp.com\/lesgravereaux.marret.co\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/1911-09-Journal-des-roses-p134_wp.jpg?resize=600%2C492&amp;ssl=1 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;occasion de la <em>F\u00eate des Artistes de la Fleur<\/em> \u00e0 la roseraie de L\u2019Hay, le 15 juin 1911, Achille Cesbron, <em>Pr\u00e9sident de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Arts et de la Fleur<\/em>, prononce le discours d\u2019ouverture&#8230;<\/p>\n<p>Le <em>Journal des Roses<\/em>, dans son num\u00e9ro de septembre 1911, reproduit le texte int\u00e9gral de cette conf\u00e9rence.<\/p>\n<p><em>Mesdames, Messieurs, Mes chers confr\u00e8res<\/em><\/p>\n<p>Les organisateurs de cette f\u00eate ayant d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;une Parole ouvrirait la s\u00e9ance artistique, avaient annonc\u00e9 une conf\u00e9rence sur le double objet de notre r\u00e9union.<\/p>\n<p>Ils auraient d\u00e9sir\u00e9, qu&rsquo;un artiste du Verbe, un maitre en l&rsquo;art du bien dire, f\u00fbt venu vous parler \u00e9loquemment de l&rsquo;Art et des Fleurs, mais press\u00e9s par le temps, ils ne purent obtenir la pr\u00e9cieuse collaboration et c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est d\u00e9volu \u00e0 l&rsquo;un d&rsquo;eux, l&rsquo;honneur insigne, mais pour lui bien difficile mission, de parler de l&rsquo;Art devant vous, Artistes, et de parler des Fleurs dans cette admirable Roseraie.<\/p>\n<p>Aussi bien, l&rsquo;annonce d&rsquo;une conf\u00e9rence n&rsquo;est plus exacte. Ce que je voudrais vous dire est plut\u00f4t une indication des id\u00e9es qu&rsquo;une existence pass\u00e9e dans la contemplation active des Fleurs a fait na\u00eetre en ma pens\u00e9e. Ce ne devrait \u00eatre, \u00e0 l&rsquo;ouverture d&rsquo;une telle F\u00eate, qu&rsquo;une invocation religieuse \u00e0 la divinit\u00e9 que nous servons tous, un acte de foi et d&rsquo;adoration que je voudrais pouvoir clamer solennellement, ici surtout, dans ce v\u00e9ritable Temple que la pieuse magnificence de M.\u00a0Jules Gravereaux, ce grand Pr\u00eatre de la religion florale, a \u00e9difie \u00e0 la Rose, \u00e0 la Reine des Fleurs!<\/p>\n<p><em>L&rsquo;ART ET LA FLEUR<\/em>.<\/p>\n<p>Le dessein de cette dissertation \u00e9tant d&rsquo;\u00e9tablir un parall\u00e8le entre la Beaut\u00e9 florale et l&rsquo;Art humain, il convient, avant tout, de bien d\u00e9finir les id\u00e9es en pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;Art et qu&rsquo;est-ce que la Beaut\u00e9?<\/p>\n<p>L&rsquo;Art, c&rsquo;est l&rsquo;expression consciente et volontaire du sentiment esth\u00e9tique exalt\u00e9. L&rsquo;Art, c&rsquo;est, autrement dire, l&rsquo;expression de l&rsquo;\u00e9motion que la Beaut\u00e9 impose \u00e0 notre sensibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale que cette Beaut\u00e9 soit per\u00e7ue dans le domaine physique ou dans le domaine mental, clans le monde des r\u00e9alit\u00e9s tangibles ou dans le monde des id\u00e9es.<\/p>\n<p>La Beaut\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;harmonie sensible, c&rsquo;est la concordance des \u00e9l\u00e9ments qui constituent l&rsquo;objet consid\u00e9r\u00e9. La perception de la Beaut\u00e9, autrement dit, le sentiment esth\u00e9tique n&rsquo;est autre que la reconnaissance et la compr\u00e9hension de l&rsquo;ordre et des rapports qui r\u00e8gnent dans la nature. \u00catre \u00e9mu par la Beaut\u00e9, c&rsquo;est reconna\u00eetre le bonheur des choses dans leur spectacle m\u00eame, c&rsquo;est en comprendre l&rsquo;harmonie, c&rsquo;est aussi, par cons\u00e9quent, y trouver ses propres rapports d&rsquo;analogie, s&rsquo;y reconnaitre soi-m\u00eame. C&rsquo;est communier en l&rsquo;objet de sa contemplation.<\/p>\n<p>L&rsquo;Art, manifestation du sentiment esth\u00e9tique, n&rsquo;est donc pas autre chose que l&rsquo;exprimation, c&rsquo;est-\u00e0-dire la r\u00e9alisation dans le domaine sensible de l&rsquo;id\u00e9alit\u00e9 de notre \u00eatre et c&rsquo;est l&rsquo;affirmation de la tendance infiniment harmonienne de l&rsquo;individualit\u00e9.<\/p>\n<p>Examinons maintenant ce qu&rsquo;est en soi la Beaut\u00e9 des Fleurs.<\/p>\n<p>Si simplement sentimentale et admirative que soit la contemplation du monde floral, l&rsquo;artiste ne peut l&rsquo;effectuer constamment sans que l&rsquo;esprit d&rsquo;observation qui est en tout homme ne fasse d&rsquo;int\u00e9ressantes remarques et r\u00e9flexions.<\/p>\n<p>De plus, les contacts avec les hommes de science, la lecture, m\u00eame inappliqu\u00e9e, de leurs \u00e9crits, ont suffisamment r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la gen\u00e8se \u00e9volutionnelle du r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal pour qu&rsquo;il soit facile aujourd&rsquo;hui, sans poser au botaniste, de comprendre et d&rsquo;exposer l&rsquo;ordre des transformations de ce monde des plantes.<\/p>\n<p>Nous pouvons, facilement m\u00eame, suivre cet ordre \u00e9volutif dans toutes ses phases, car la nature renouvelle constamment ses cr\u00e9ations et tout le pass\u00e9 est contenu dans le pr\u00e9sent. Nous pouvons voir la plante primitive, comme ces lichens et ces mousses, rudimentaires agr\u00e9gats de cellules v\u00e9g\u00e9tatives fondant parfois encore leur condition d&rsquo;existence avec celle du monde ant\u00e9rieur, l&rsquo;inerte monde min\u00e9ral. Cryptogames sans affectuosit\u00e9, se multipliant par fractionnements d\u00e9chir\u00e9s, puis par les bourgeonnements ou les spores, modes de reproduction sans lumi\u00e8re, sans beaut\u00e9, sans joie visible; puis de l\u00e0 s&rsquo;\u00e9levant \u00e0 travers mille essais, mille efforts, jusqu&rsquo;\u00e0 la plus exquise et la plus \u00e9vidente sensibilit\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;individualit\u00e9 (au sens absolu de ce mot\u00a0: <em>indivise-dualit\u00e9<\/em>) jusqu&rsquo;\u00e0 la conscience qui est la r\u00e9flexion sur soi-m\u00eame; jusqu&rsquo;\u00e0 la vie affective, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;amour enfin, qui n&rsquo;est autre que l&rsquo;exaltation de l&rsquo;individu en son double.<\/p>\n<p>Les Fleurs, ce couronnement de l&rsquo;existence v\u00e9g\u00e9tale, ne sont-elles pas les vases d&rsquo;amour, les alc\u00f4ves radieuses o\u00f9, dans la lumi\u00e8re et les parfums, dans la pure Beaut\u00e9, dans les plus pures d\u00e9lices, s&rsquo;accomplissent les v\u00e9g\u00e9tales hym\u00e9n\u00e9es, par lesquelles se r\u00e9g\u00e9n\u00e8rent, s&rsquo;amplifient, s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent vers la perfection de leur type tous les sujets du r\u00e8gne?<\/p>\n<p>Mais ces fleurs d&rsquo;amour ont de plus, pour les yeux de notre esprit, une mission plus sublime encore. Elles ne sont pas seulement les enveloppes protectrices des organes r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateurs, leur Beaut\u00e9 surabondante est sans proportion avec toute utilit\u00e9 mat\u00e9rielle et affective. Elle t\u00e9moigne d&rsquo;un effort d&rsquo;un autre ordre, en dehors des limites de l&rsquo;existence terrestre; c&rsquo;est une aspiration vers l&rsquo;au-del\u00e0; c&rsquo;est une expansion vers la vie ultra sensible\u00a0: c&rsquo;est un essor d&rsquo;infinitude.<\/p>\n<p>Regardons-les bien ces Fleurs; consid\u00e9rons ces gracieux calices, leur magnificence est sans rapport avec leur fonction originale; ce n&rsquo;est plus de la convenance, une adaptation parfaite \u00e0 la fonction, non, c&rsquo;est un effort d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 de ce luit imm\u00e9diat, restreint, c&rsquo;est de la Beaut\u00e9 pour de la Beaut\u00e9.<\/p>\n<p>Comment pourrions-nous douter de la conscience et de l&rsquo;intelligence des Fleurs? Ne les voyons-nous pas ainsi se complaire en ce sublime effort intellectuel?<\/p>\n<p>C&rsquo;est au point que, parfois, elles se d\u00e9tournent m\u00eame, en partie du moins, de leur primitive et \u00e9troite destin\u00e9e. Ne voyons-nous pas ces p\u00e9tales magnifiques entra\u00eener par leur exemple les organes g\u00e9n\u00e9rateurs m\u00eame, et les \u00e9tamines d&rsquo;amour devenir, en formant les fleurs doubles, des p\u00e9tales de pure Beaut\u00e9?<\/p>\n<p>C&rsquo;est de la Beaut\u00e9 pour de la Beaut\u00e9, vous dis-je! C&rsquo;est de l&rsquo;Art pour l&rsquo;Art!<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 en v\u00e9rit\u00e9 chez les plantes la manifestation de cette tendance qui nous entra\u00eene, nous aussi, vers l&rsquo;extension infinie. C&rsquo;est chez les Fleurs, qui sont les Artistes du monde v\u00e9g\u00e9tal, comme chez les Artistes, qui sont les Fleurs de notre monde humain, la preuve de notre commune tendance. Nous suivons une m\u00eame voie, nous allons vers le m\u00eame but. C&rsquo;est \u00e0 travers et au-del\u00e0 de l&rsquo;existence mat\u00e9rielle et sensible, notre commun essor vers l&rsquo;id\u00e9alit\u00e9. L&rsquo;Art des Fleurs et l&rsquo;Art des hommes, c&rsquo;est le r\u00e9sultat, c&rsquo;est l&rsquo;expression du m\u00eame sentiment de leur infinitude, leur effort de communion dans l&rsquo;universelle Harmonie, leurs r\u00e9ponses identiques \u00e0 l&rsquo;appel de la Divinit\u00e9!<\/p>\n<p>Mais le monde v\u00e9g\u00e9tal est le fr\u00e8re a\u00een\u00e9 du n\u00f4tre. Plus avanc\u00e9 que nous dans la voie de perfection, il nous montre en nous pr\u00e9c\u00e9dant, le chemin que nous devons suivre.<\/p>\n<p>Je ne veux point parler ici de ce qu&rsquo;on pourrait appeler la morale chez les lieurs. Je ne suis qu&rsquo;un artiste et ne veux parler que de Beaut\u00e9, mais je remarque que le mot Esth\u00e9tique contient, phon\u00e9tiquement du moins, le mot \u00c9thique, qui signifie morale; de m\u00eame que l&rsquo;id\u00e9e de Beaut\u00e9 se confond en excellence avec l&rsquo;id\u00e9e de Bont\u00e9. Je puis donc croire que peut s&rsquo;\u00e9tendre infiniment la port\u00e9e de ces id\u00e9es en restant exclusivement dans mon sujet.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est douteux pour personne que les fleurs furent pour nous les r\u00e9v\u00e9latrices de l\u2019id\u00e9e de pure Beaut\u00e9. C&rsquo;est en effet par elles seules que nous avons pu prendre conscience d&rsquo;heureux efforts d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9s, s&rsquo;effectuant pour ainsi dire hors de tout b\u00e9n\u00e9fice imm\u00e9diat. Aucune autre splendeur dans la Nature ne pouvait, comme la Fleur, \u00eatre notre initiatrice; trop imposante, trop \u00e9loign\u00e9e ou trop oppos\u00e9e \u00e0 nous, nous ne l&rsquo;aurions pu comprendre. Mais en nous penchant, nous v\u00eemes les fleurs, notre esprit s&rsquo;\u00e9claira subitement, nous comprimes la Beaut\u00e9, l&rsquo;Harmonie, l&rsquo;Id\u00e9al, nous compr\u00eemes notre destin\u00e9e. Ainsi s&rsquo;explique le culte que de tout temps l&rsquo;humanit\u00e9 consciente, apais\u00e9e et sentimentale, a vou\u00e9 aux lieurs. Elles furent nos initiatrices et elles demeurent toujours nos confidentes fid\u00e8les, en nos joies comme en nos chagrins.<\/p>\n<p>La mission des artistes est semblable \u00e0 celle des fleurs, mais plus avanc\u00e9es que nous, chez les fleurs, l&rsquo;artiste se confond avec l&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<p>Les artistes exercent un v\u00e9ritable sacerdoce, ils r\u00e9v\u00e8lent au monde humain sa destin\u00e9e heureuse; ils lui apprennent que le Bien, que le Beau ne sont pas des illusions; ils lui prouvent par leurs chefs-d&rsquo;\u0153uvre qu&rsquo;\u00e0 travers les apparences fugitives une seule r\u00e9alit\u00e9 demeure constante\u00a0: l&rsquo;id\u00e9al!<\/p>\n<p>Artistes aux fleurs consacr\u00e9s, mes chers Fr\u00e8res, notre mission est la plus douce et la plus heureuse qui soit au monde. Nous n&rsquo;avons m\u00eame pas \u00e0 traduire le puissant langage des fleurs, nous n&rsquo;avons qu&rsquo;\u00e0 le recueillir, qu&rsquo;\u00e0 le fixer, qu&rsquo;\u00e0 le r\u00e9p\u00e9ter pour le faire constamment comprendre. Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;\u00e0 fixer dans le temps et l&rsquo;espace l&rsquo;exemple \u00e9merveill\u00e9 de nos chers mod\u00e8les.<\/p>\n<p>Aimons les Fleurs et, par notre Art tout \u00e0 Elles consacr\u00e9, faisons-les de plus en plus admirer et comprendre. Ainsi nous enseignons aux hommes plus efficacement que par des mots, que le seul chemin qui conduit au Bonheur est dans la conscience et la soumission \u00e0 notre destin\u00e9e; que ce chemin est tout d&rsquo;Amour, tout de Beaut\u00e9, qu&rsquo;il est couvert de fleurs et va directement vers l&rsquo;universelle et divine Harmonie.<\/p>\n<p>Achille CESBRON. <em>Pr\u00e9sident de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Arts et de la Fleur<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l&rsquo;occasion de la F\u00eate des Artistes de la Fleur \u00e0 la roseraie de L\u2019Hay, le 15 juin 1911, Achille Cesbron, Pr\u00e9sident de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Arts et de la Fleur, prononce le discours d\u2019ouverture&#8230; Le Journal des Roses, dans son &hellip; <a href=\"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/571-2\/15-juin-1911-lacademie-des-arts-de-la-fleur\/achille-cesbron-lart-et-les-fleurs\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":3669,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-3677","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/P7ERyi-Xj","jetpack-related-posts":[{"id":3669,"url":"https:\/\/lesgravereaux.marret.co\/index.php\/571-2\/15-juin-1911-lacademie-des-arts-de-la-fleur\/","url_meta":{"origin":3677,"position":0},"title":"15 juin 1911 &#8211; L&rsquo;Acad\u00e9mie des Arts de la Fleur","author":"marretgravereaux","date":"17 juin 2016","format":false,"excerpt":"\u00a0 Le 15 juin 1911, c'est au tour des membres de \u00a0l'Acad\u00e9mie des Arts de la Fleur et des Plantes de venir dans la roseraie de L'Ha\u00ff pour sa F\u00eate des artistes de la Fleur. 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