Gérard Gravereaux

Gerard gravereaux - OG1601_wpHenry-Gérard Gravereaux naît le 31 octobre 1906.

Après un baccalauréat ès lettres, il étudie à l’École des Sciences politiques avant de rentrer aux Établissements Gravereaux, l’entreprise créée par son père.

« Gérard, après un court passage à Sciences-Po, entrait comme apprenti patronnier chez Depond, acheté en 1925, dans la petite usine de la rue des Mûriers. Cette petite affaire, spécialisée dans les faux-cols sur mesure, était considérée par les grands chemisiers, tels que Sulka, Leinen, Peuch, Charvet, comme le super gratin. Gérard racontait avec humour son arrivée parmi les coupeurs-patronniers, affublés d’une redingote et d’un chapeau melon, selon la tradition de leur métier. »

Source : Gravereaux, Jean-René. La Maison Gravereaux 1910-1941.

1928 Van-Heusen - Affiche Charles Loupot (JLM)_wp
Dans la maison Gravereaux, il occupera divers postes, s’intéressant particulièrement à tout ce qui touche aux domaines artistiques – la publicité et le marketing, en premier lieu. On lui devrait, avec son frère Philippe – qui dirigeait alors l’entreprise – l’idée de placarder dans tout Paris l’affiche qu’ils avaient fait réaliser par Loupot sur les cols Van Heusen (dont la Maison Gravereaux était le distributeur en France).

1953 Plaisir de France - Publicite Gruau p41_wp

 

Il aura également contribué à la création d’une association d’une quinzaine d’industriels du vêtement pour commercialiser leurs produits sous la marque Pierre Cardin; et il dirigera ce groupement pendant plusieurs années.

La peinture l’avait attiré dans sa jeunesse et il avait étudié à l’Académie Julian; ses activités professionnelles ne l’empêcheront pas de poursuivre dans cette voie. Gérard Gravereaux peignit toute sa vie et participa à plusieurs expositions.

Henry-Gérard Gravereaux décède le 29 mai 1989.


Notes artistiques

En 1924-1925, Henry-Gérard Gravereaux fait ses premières études de dessin à l’Académie Julian.

Il se consacre définitivement à la peinture en 1937 et entre à l’Académie Julian dans l’atelier de Jean Souverbie dont il est un des premiers élèves avec ses camarades Roger Poupon, Claude Idoux et Albert Lenormand.

Il est un tenant de la nouvelle figuration. Sa recherche se définit à partir d’une donnée d’André Lhote : « Il faut que le cubisme se raccommode avec ses deux ennemis, la lumière et l’espace » et de Jean Cocteau : « Tout art est abstrait si l’artiste sait dominer le prétexte de son œuvre et s’il l’oublie, il ne nous livre plus que son âme ».

Son œuvre est un hommage à la femme dont il fait son sujet principal.

Quelques-unes de ses œuvres»»»