Le 28 mai 2016 à L’Haÿ – Le Parisien raconte…

L’haÿ : les descendants ...eur aïeul - Le Parisien 2016-05-29 Le Parisien 1280x810

L’Haÿ-les-Roses, samedi. Jules Thin, Jules Gravereaux et Anne Gravereaux, trois des descendants du créateur de la Roseraie, posent autour du buste de leur ancêtre pour commémorer le centième anniversaire de sa mort. (LP/A.-L. A.)

« Lui aussi il s’appelle Jules, mais il est mort. Et moi, je suis là ! » Juché à côté du buste immaculé de son homonyme, Jules Gravereaux, 5 ans et demi, lâche cette vérité tout en tâtant le menton de son arrière-arrière-arrière-grand-père (1844-1916).

Ce samedi, une centaine de descendants du créateur de la Roseraie du Val-de-Marne, la première créée en Europe, se sont retrouvés dans cet écrin de verdure à L’Haÿ-les-Roses pour célébrer le centième anniversaire de la mort de leur ancêtre. Plusieurs animations, certaines perturbées par la pluie, étaient organisées pour l’occasion. « Plus personne n’habite L’Haÿ-les-Roses. On vient de partout, même du Canada ! », sourit Anne Gravereaux. C’est la troisième fois que la famille se réunit. Celle-ci devait être reçue par le sous-préfet de L’Haÿ avant de se retrouver autour d’un repas.

Anne et Robert, cousins germains, reconnaissent un héritage commun : l’amour des roses : «  On en a tous chez nous. Jules était quelqu’un de très conciliant, qui aimait s’entourer de ses petits-enfants. Il faisait des roses pour chacun d’entre eux, mais toutes n’ont pas tenu !  », glisse Robert. Participant au concours de selfie organisé pour l’occasion, Jules Thin, un autre arrière-arrière-arrière-petit-fils, confie, lui aussi, sa « fierté » d’avoir un tel homme dans sa famille.

Fils de menuisiers né en en 1844 à Vitry, Jules Gravereaux a commencé comme apprenti au Bon Marché avant d’en devenir l’un des principaux actionnaires. Passionné par les roses, il crée la Roseraie en 1899 avec l’architecte Édouard André et se mue en véritable scientifique. Ce collectionneur créera plus d’une centaine de roses et sera même missionné par le ministère de l’Agriculture pour un voyage d’études sur les roses à parfum aux Balkans. « En se mariant, il entre dans une famille d’artistes et fait venir à L’Haÿ les célébrités de l’époque. Jean Cocteau y a déclamé des vers en 1912. Joséphine Baker a dansé ici après sa mort… », s’émerveille Sophie Hasquenoph, historienne et ancienne conseillère municipale, citant la conférence du matin de Nathalie Ferrand, auteure de « Créateurs de roses. À la conquête des marchés » (1820-1939).

 

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